4e séance du séminaire Cinéma et développement durable

Nous avons accueilli Mme Anna Lushenkova (Université Paris IV- Sorbonne) et M. Jacobo Rios Rodriguez (Université de Perpignan)

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Film « Léon Tolstoï » (1984). Metteur en scène : Sergei Gerasimov

« Mon intervention s’inscrit dans l’un des principaux objectifs du séminaire, à savoir de saisir le changement de mentalité qui a émergé en opposition au rythme de la croissance mondiale. En effet, la logique de la décroissance, née au début du XXe siècle, a été popularisée en particulier par des mouvements désignés par le terme anglo-saxon « down-shifting », parfois traduit en français par l’expression « simplicité volontaire ». Ces modes de pensées ont comme l’une de leurs sources la pensée de Léon Tolstoï. Ses idées et son parcours, passant du végétarisme, de la critique de l’économie capitaliste et du progrès au nomadisme, font de Léon Tolstoï le « précurseur de la décroissance ». Tel est le titre de la collection des éditions Le passager clandestin ; le volume publié en 2013 est consacré justement à la pensée de Léon Tolstoï. Le parcours personnel de l’auteur refléta l’évolution de sa pensée. Son aspiration à montrer par son propre exemple la possibilité de se libérer du matérialisme, imposé par la société moderne, pousse l’auteur à modifier son mode de vie, et ainsi aller à l’encontre des valeurs de son milieu et de sa famille, pour finir sa vie en nomade, laissant derrière lui son domaine familial.

Le parcours exemplaire de Tolstoï a été mis en scène dans de nombreux films, dont le premier date de 1912 (Уход великого старца / Le départ du grand sage). Au cours du XXe, puis du XXIe siècles, d’autres versions ont suivi. Je souhaite prendre comme objet d’étude le film de Sergei Gerasimov, sorti à la fin de la période soviétique, et le confronter aux écrits de l’auteur. »

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3e Séance du séminaire autour du développement durable de l’archipel Tuvalu

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Sans titre

Les trois intervenant-es

M. Damien Vallot, Mme Fanny Héros, Mme Christel Cournil

Christel COURNIL (Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité) : Propos introductif, Population insulaire et changement climatique, enjeux d’une protection. 

C.Cournil

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13 MARS 2015 SEMINAIRE

Fanny HEROS, chargée de mission de l’ONG Alofa-Tuvalu fondée en 2005 par Gilliane Le Gallic qui a réalisé le documentaire Nuage au paradis en 2003, a montré les extraits du film pour situer le public dans le contexte géographique et anthropologique de ces îles polynésiennes faisant partie du Commonwealth qui subissent de plein fouet les ravages du changement climatique. La surface totale des Iles Tuvalu est de 26 km2. Les américains avaient construit un aéroport dans l’îlot de Fongafal durant la Deuxième Guerre mondiale. Les activités principales de la population sont la pêche et l’élevage des porcs.

D’emblée, Mme Héros insiste sur la tragique exemplarité de la situation tuvaluane. Nous sommes tous amenés à disparaître un jour sous l’effet du changement climatique. L’eau salée de la mer envahit le sol déjà aride des Iles Tuvalu. Parfois, paradoxalement la population (de souches micronésienne et polynésienne) souffre des sècheresses. Tuvalu est condamnée à disparaître et la population forcée à migrer pour survivre. Face à cette fatalité, il s’agit de pour l’élite politique (monarchie) de réfléchir sur l’identité culturelle, la souveraineté et le droit du peuple à disposer d’eux-mêmes et de gérer le présent. La population Tuvaluane a augmenté. Ils ont acheté du terrain aux Iles Fidji mais pour les besoins d’agriculture. Mais les Tuvaluanes ne veulent pas devenir des réfugiés climatiques. Ils sont attachés à leur terre. Les Tuvaluans enterrent les ancêtres à côté de leurs maisons. Il leur arrive de dormir sur les tombes. Dans leur langue, il n’y pas de conjugaison au futur.

FHconclusion

Mme Le Gallic avait proposé deux projets pour défendre Tuvalu : faire un procès contre les USA qui a exploité les Iles Tuvalu pour son industrie minière (phosphate) ou réduire la consommation de l’énergie sur l’archipel à travers des actions de sensibilisation de la population et d’incitation à substituer le pétrole par biogaz. Les Tuvaluans ont choisi la deuxième voie proposée. Alofa-Tuvalu a réussi à convaincre la population à travers les liens communautaires noués par le biais des ateliers. Contrairement à d’autres associations qui défrayaient les participants pour leur présence, Alofa-Tuvalu fonctionnait sur une base de volontariat. Les compagnies de pétrole (BP au début, Total par la suite) ne les ont pas véritablement freinés. Total a proposé une contribution que l’ONG Alofa Tuvalu a orientée vers des recherches de technologies alternatives.

Mme Le Gallic a été nommé l’ambassadrice honoraire de Tuvalu et continue à se battre pour cette cause avec le slogan : « Small is beautiful ». Le livret (Biogaz pour les nazes) et le BD de l’ONG (L’Eau, la Terre) de l’ONG ont été traduits en plusieurs langues.

http://www.alofatuvalu.tv/blog/

Damien VALLOT, ATER à l’IEP de Bordeaux, avait dressé l’état des lieux de la migration dans cette zone en abordant la mise à l’agenda médiatique néo-zélandais de la migration climatique depuis Tuvalu ou Kiribati, problématique qu’il étudie dans sa thèse en appuyant sur un corpus constitué de 3 journaux néo-zélandais The New Zealand Herald,  The Dominion Post, et Television New Zealand sur une période de 10 ans (2000-2014). Sa méthodologie consiste à vérifier si mention est faite des Iles Tuvalu et Kiribati en liaison avec le changement climatique en s’appuyant sur des logiciels tels que Alceste (payant) ou IRAMUTQ en accès libre (http://www.iramuteq.org/). Sur le plan strictement sémantique, il a pu voir confirmer la formulation d’un problème public, l’imputation de la responsabilité de ce problème et une tentative de faire entrer le problème dans le mécanisme de consultation et de décision sur la scène internationale.

DVConclusion

Un recadrage du discours par la Nouvelle Zélande existe par peur d’être envahi par les réfugiés climatiques venant du Bangladesh par exemple. . Cf. la mise au point sur le site internet du Ministère des Affaires étrangères et du Commerce de la Nouvelle-Zélande: http://www.mfat.govt.nz/Foreign-Relations/Pacific/NZ-Tuvalu-immigration.php

« La Nouvelle-Zélande n’a pas de politique explicite d’accueil des populations des pays insulaires du Pacifique en raison du changement climatique.

Les récits qui ont circulé dans les médias faisant état que la Nouvelle-Zélande a un accord avec Tuvalu pour accueillir des personnes déplacées par l’élévation du niveau marin à cause du changement climatique sont incorrects. Le gouvernement de Tuvalu a reconnu qu’il n’existait pas un tel accord avec la Nouvelle-Zélande.

D’ailleurs, la Nouvelle-Zélande n’a pas d’arrangement de ce type avec aucun des pays insulaires du Pacifique. »

Il existe néanmoins une migration économique par l’octroi des visas « Pacific Access Category. » Accordés au nombre de 75 par an selon un système de loterie particulièrement contraignant. Des catégories de populations sont exclues ou s’auto-excluent du processus, qui de fait, devient inégalitaire.

Les questions  du public ont tourné autour de la responsabilité des pays pollueurs auxquels on pourrait exiger des paiements, de la stabilisation du sol de l’archipel à travers le recyclage des déchets et de la création des Iles artificielles pour éviter la migration.

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Séance inaugurale du séminaire (21 novembre 2014)

CFabregoule et GGD

Catherine Fabregoule (Université Paris 13 Sorbonne Paris Cité) : Le développement durable et la représentation du droit à l’eau dans le cinéma américain, L’exemple d’Erin Brokovitch de Steven Sodebergh (2000)

Basé sur une histoire vraie, le film met en scène une femme, mère seule élevant trois enfants, qui se bat seule contre tous (tel est aussi le sous-titre du film). Employée sans qualification dans un cabinet d’avocats, elle parvient à réunir les preuves de la contamination de la nappe phréatique de la petite ville de Hinckley en Californie par le chrome hexavalent rejeté par les usines de la société Pacific Gas et Electric. Motivé par sa salariée, le patron d’Erin Brokovitch entame avec succès une class action contre cette société ce qui permettra de délivrer aux familles victimes, de considérables dommages intérêts. L’affaire marquera l’histoire de cette procédure, alors que le droit français plus récent en la matière encadre davantage l’action collective de manière à ne pas transformer les citoyens en ‘consommateurs de justice’. La victoire d’Erin Brokovitch illustre à plusieurs titres les facette du rêve américain, mais le film met également en lumière les spécificités de la lutte contre une multinationale en mettant en évidence le problème du voile juridique entre la société mère et sa filiale.

Le film est le prétexte de montrer les évolutions de la conception et du système juridique américain qui a considéré l’environnement d’abord en termes de « conservation », puis plus tard en termes de « droit et de justice » pour conceptualiser ce que l’on appelle aujourd’hui la justice environnementale apte à défendre les droits de la personne dans son environnement …

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Erin Brokovitch

Geetha Ganapathy-Doré (Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité) : L’eau comme enjeu du développement durable dans  deux films indiens : Thanneer Thanneer de K. Balachander (1981) et Dam/age d’Aradhana Seth (2003)

Mohandas Karamchand Gandhi fut un vrai pionnier du développement durable en déclarant que « la planète, l’air, la terre et l’eau ne sont pas des legs hérités de nos ancêtres mais des prêts accordés par nos enfants ». En occident, Léonard de Vinci considérait l’eau comme la force motrice de toute la nature. La fascination des britanniques pour les horizons nautiques était la base même de leur empire maritime. Pour le philosophe américain Henri David Thoreau, l’eau est l’œil de la terre. Pour le philosophe français Gaston Bachelard, l’eau est le substrat même de l’image. L’écrivain Arthur Clarke s’étonne du fait qu’on appelle la planète terre alors qu’elle n’est que l’océan.

Le mythe de l’arrivé du fleuve Ganges sur terre est à l’origine du conditionnement inconscient indien qu’il faut aller chercher l’eau en faisant des efforts surhumains. Il n’est donc pas étonnant que l’actuel ministère dédié aux questions de l’eau se nomme « Ministry of Water Resources, River Development and Ganga Rejuvenation ». Split Wide Open de Dev Benegal (1999), Water de Deepa Mehta (2005), Kaun Kitne Paani Mein de Nila Madhab Panda (2014) sont quelques films de fiction récents qui traitent de l’eau dans le sens littéral ou symbolique du terme. Paani de Shekar Kapur avec un scénario futuriste va bientôt sortir. Le documentaire d’Anne Feldman intitulé Water Pressures (2012) http://www.cultureunplugged.com/storyteller/Ann_Feldman#/myFilms est issu d’une rencontre entre les villageois du Rajasthan et les étudiants de North Western University (Evanston, Illinois). Le Bangalore film society avait organisé en mars 2014 un festival itinérant de films sur l’eau. http://www.voicesfromthewaters.com/2014/

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Thanneer Thanneer de K. Balachander (1981) est film en langue tamoule marquant comme Mother India (1953, Hindi) qui montre que la période postindépendante est une traversée du désert pour le citoyen surtout quand il habite un village comme Atthipatti frappée par la sécheresse. Mais contrairement à Mother India, sa conclusion dément la vision de Nehru et en évidence l’eau comme enjeu majeur de la démocratie et du développement en Inde. Le film suggère que l’absence d’une bonne gouvernance crée les conditions pour l’éclatement d’une révolution citoyenne.

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Dam/Age réalisé par Aradhana Seth (2003) https://www.youtube.com/watch?v=qlyZofTmUO4 est un documentaire qui dresse le portrait d’Arundhati Roy, figure de proue de l’altermondialisme en Inde et évoque la naissance de l’écoféminisme indien. Sa critique du pouvoir de la Cour Suprême indienne à légitimer les politiques de privatisation et d’ajustement structurel par rapport à la construction du barrage Sardar Sarovar sur le fleuve Narmada a valu à Roy un procès et un châtiment. Ce barrage est, à ses yeux, la métaphore d’une modernisation aveugle de l’Inde parce qu’il représente un élément centralisateur et producteur d’exclusion sociale et d’expropriation matérielle.

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Comme dans l’exemple du barrage de Sivens, il existe deux camps en Inde, à savoir, ceux qui sont pour la modernisation et l’investissement public dans les grands projets et ceux qui défendent la biodiversité et la protection de l’environnement. Alors que la transition énergétique s’avère douloureuse pour la partie pauvre et vulnérable de la population, des Gandhis de l’eau comme Ayyapa Masagi ou Rajendra Singh œuvrent pour la récolte de la pluie et la restauration de la nappe phréatique plutôt qu’adhérer au projet officiel de Indian Rivers Inter-link. http://www.nih.ernet.in/rbis/india_information/interlinking.htm

Programme du séminaire

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Interventions d’une durée de 40 minutes suivies d’une discussion de 20 minutes avec les participants.

Séance inaugurale

Vendredi 21 novembre 2014 de 10h-12h, Amphi C (Institut Galilée)

Animatrice : Catherine FABREGOULE (Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité)

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  1. Catherine FABREGOULE (Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité) : « Le développement durable et la représentation du droit à l’eau dans le cinéma américain : l’exemple d’Erin Brokovitch de Steven Sodebergh (2000). »
  2. Geetha GANAPATHY-DORE (Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité) : « L’eau comme enjeu du développement durable dans deux films indiens : Thanneer Thanneer de K. Balachander (1981) et Dam/age d’Aradhana Seth (2003). »

2e séance

Vendredi 30 janvier 2015 de 10h-12h – Amphi Ampère (Institut Galilée)

Animatrice : Despina SINOU ((Université de La Rochelle et Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité)

  1. Michel TABBAL (Université Paris II) : « : « La représentation de l’environnement dans les films d’horreur ».
  1. Despina SINOU (Université de La Rochelle et Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité) : « La dimension sociale du développement durable dans le cinéma politique ».

3e séance

Vendredi 13 mars 2015 de 14h à 16h

Animatrice : Christel COURNIL (Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité)

Propos introductif, Population insulaire et changement climatique, enjeux d’une protection, Christel COURNIL (Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité)

  • Extrait du film documentaire Nuage au paradis
  • Discussions autour de projets de développement durable à Tuvalu, Fanny HEROS (association ALOFA TUVALU)
  • État des lieux de la migration entre Tuvalu, Kiribati et la Nouvelle-Zélande: quels liens avec le climat?, Damien VALLOT (Doctorant, Sciences PO. Bordeaux)

4e séance

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Vendredi 12 juin 2015 (date à confirmer) de 10h à 12h

Animatrice : Geetha GANAPATHY-DORE ((Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité)

  1. Anna LUSHENKOVA (Université Paris IV) : « Léon Tolstoï (1984) de Sergei Gerasimov. »
  1. Jacobo RIOS RODRIGUEZ (Université de Perpignan) : « Des lendemains sans développement durable : films d’anticipation et droit international ».

Interprétations cinématographiques du concept de développement durable

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Séminaire de recherche du CERAP, Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité.

Année universitaire 2014-2015

Langues du séminaire: anglais/français

Responsable: Geetha Ganapathy-Doré, MCF HDR anglais, membre associé du CERAP

Le développement durable en tant que concept a été défini dans le rapport Brundtland de la commission mondiale sur l’environnement et le développement en 1987. Cette traduction en français du concept anglais de « sustainable development » a donné lieu à un débat. D’après Fabrice Nicolino, « Le développement soutenable renvoie à des notions écologiques imparables. Un écosystème est ou non capable de soutenir tel ou tel usage … Sustainable development est une vision riche, exigeante, des relations entre l’homme et la nature. C’est d’emblée une notion problématique et incertaine, qui oblige en permanence à s’interroger[1] ». D’autres pensent qu’« entre le développement que nous devons soutenir et « le développement durable » les distinctions sont apparemment grandes sur le fond alors qu’en réalité elles sont très légères[2] ». Toujours est-il que le constat de la dégradation environnementale et son origine, à savoir, une surexploitation des ressources de la terre pour les besoins du développement a précédé la théorisation du concept. D’aucuns voient en effet dans la Stratégie mondiale de la conservation : la conservation des ressources vivantes au service du développement durable élaborée par l’Union internationale pour la conservation de la nature en 1980 (en réponse à une question posée par le Président Mobutu Sese Seko du Zaïre à l’Assemblée générale de cette Union en 1975) un document pionnier destiné à avertir tous les pays de la nature limitée des ressources naturelles et de la nécessité de penser le développement en conséquence. Cette prise de conscience fut actée au Sommet de la Terre à Rio en 1992 et dans le protocole de Kyoto de 1997. Quant à la conférence mondiale des peuples contre le changement climatique de 2010, elle a élaboré un Projet de Déclaration Universelle des Droits de la Terre Mère reprise depuis dans la législation bolivienne. Rio plus 20 a mis en exergue d’autres problématiques telle que la justice climatique.

Si la déification hellénique de la nature, la célébration romantique de la nature, le transcendantalisme américain, le postpastoralisme anglais sont autant de traces d’un courant continu de la préoccupation humaine avec la nature, c’est le démantèlement des empires et la naissance des nouvelles nations souveraines qui nous incite à appréhender la nature sous l’optique postcoloniale. Les reconfigurations perpétuelles du territoire à la recherche d’un nouvel ordre mondial perturbent la solidarité basée sur la proximité géographique, ethno-linguistique et/ou religieuse. Dans ce contexte, les militants de l’éco-féminisme et de l’altermondialisme se font les portes paroles des droits des femmes, des enfants, des paysans, des travailleurs et des minorités victimes du surdéveloppement.

La littérature, les arts et surtout le cinéma ont fait voir et entendre le malaise de la terre sous différents angles. L’objectif de ce séminaire est de saisir le changement de mentalité (de l’anthropocentrisme à l’écocentrisme) telle qu’il est mis en scène et problématisé par les cinéastes d’où qu’ils viennent. Il est prévu d’étudier les différents enjeux non seulement au niveau individuel (maladie, dépossession, migration forcée …) mais aussi au niveau sociétal (historique, politique, juridique). Les espèces des plantes et des animaux menacés ne seront pas oubliées. L’analyse pourra porter aussi bien sur les documentaires (officiels ou faits par les ONG) que sur les longs métrages. Si la langue du film n’est pas connue du grand public, le travail sera présenté à l’aide d’une version sous-titrée.

Bibliographie préliminaire

Raymond Depardon et Paul Virilio, Native Land: Stop, Eject, Paris : Actes du Sud, 2010.

Patrick Ewebo et al., Africa and Beyond: Arts and Sustainable Development, New Castle-upon-Tyne : Cambridge Scholars Publishing, 2013.

Terry Gifford, « Pastoral, Anti-Pastoral and Postpastoral », Louise Westling (dir.), Cambridge : Cambridge University Press, 2013, pp.17-30.

David Lewis et al., Popular Representations of Development: Insights from Novels, Films, Television and Social Media (Rethinking Development), Londres : Routledge, 201

Sites Web

http://cdurable.info/Cinema.html

http://www.dcenvironmentalfilmfest.org/

http://fife.iledefrance.fr/

http://www.soa.utexas.edu/csd/events/film-series

[1] Fabrice Nicolino dans son blog « Visa sans Planète » : « La politique de l’oxymore (sur le « développement durable ») », publié le 29 avril 2009. http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=536, consulté le 10 juillet 2014.

[2] Robert Etien, « The Principle of Sustainable Development in France: The Charter of Environment in the French Constitution », European Convention on Human Rights, Sixty Years and Beyond, B. Krishnamurthy & Geetha Ganapathy-Doré (dir.), New Century Publications, New Delhi, 2012, p.100.